EPISTEMOLOGIE-PHILOSOPHIE DU LANGAGE

                                                              

                                                                         LANGAGE DE LA PHILOSOPHIE               

 

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                                                       "...Ει αρα ο ορισζομενος δεικνυσιν η τι εστιν η τι σημαινει τουνομα ..."

                                                   (...Si définir c'est montrer soit ce qu'est la chose soit ce que signifie le nom ...)

                                                                          ARISTOTE , ANAL.POST.92 b 27

 

A première vue,la philosophie ,en tant que questionnement sur l'être de l'étant par le biais de sa catégorisation ("qu'est-ce que ceci ?") , entretient avec le

langage un double rapport.En effet,le langage,dépositaire du sens,est le médium obligé d'un tel questionnement.C'est donc tel qu'il s'exprime dans et par

le langage que l'être de l'étant sera conduit à sa manifestation.

A la question :"Qu'est-ce que ?",le philosophe pourra - et même devra,au moins dans un premier temps - substituer la question :"Que signifie?".

Toutefois,rechercher une réponse à la question:"Que signifie ?"amène à s'interroger sur le "site" de cette réponse.S'agit-il d'une partie prédéterminée

du langage, telle que l'usage restreint et relativement homogène du vocabulaire d'une Ecole ou d'un philosophe ;ou bien doit-on insérer la question dans le cours

ordinaire de la langue  ;ou bien ,enfin, faut-il présupposer l'existence de catégories à valeur universelle,telles qu'elles se donnent chez Kant ou Aristote?

Et donc le langage,d'abord médium du questionnement philosophique,va,dans un second temps, devenir l'objet privilégié et même,en un sens,unique,   

de ce questionnement ,occupant désormais la place tenue précédemment par l'épistémè,le bonheur,la justice ,le droit ou

l'existence ,pour ne citer que quelques uns des "objets" traditionnels du questionnement philosophique.Alors,Il ne s'agirait pas tant d'un appauvrissement du

champ philosophique que de son  homogénéisation méthodique et systématique.Celle-ci est-elle souhaitable ?On peut en douter.

 Ce détour quasi  obligé par le langage,déjà présent chez les Grecs,n'occupe sa vraie place en philosophie que depuis Locke et Berkeley.Intitulé "Des mots",le

 livre III de l'ESSAI de Locke s'intercale de façon novatrice entre "Des idées" et "De la connaissance".Dès lors, jusqu'à Bergson et Heidegger,la réflexion

 philosophique exigera un questionnement approfondi du rapport des mots aux idées comme préalable à la pensée de l'être de l'étant.

Mais là ne doit pas s'arrêter la recherche.En effet,il ne suffit ni de déplacer le questionnement de l'ontologie à la sémantique ,ni de revenir de la sémantique à

l'ontologie (Fr.NEF).La tâche urgente qui s'impose est aujourd'hui est de passer de la "Philosophie du langage" au "LANGAGE DE LA PHILOSOPHIE".

Cette tâche,il nous semble,pour notre part,qu'elle  peut être accomplie  dans le sillage des écrits de WITTGENSTEIN,et au prix d'une réflexion

sur la notion de "PROPOSITION PHILOSOPHIQUE".Voilà pourquoi cet "Avant-Propos" ouvre sur deux thèmes ,l' un inspiré par la méditation d'un auteur,l'autre

consacré au défrichage d'un domaine que se partagent indissociablement logique,langage et philosophie.

                                     THEMES:                      -DOXATIQUE  (DIALECTIQUE DE LA DOXA)

                                                                         -QU'EST-CE QU'UNE PROPOSITION PHILOSOPHIQUE ?

                                                                         -EPISTEMOLOGIE (PHILOSOPHIE DES SCIENCES) 

                                                                          -KANT:SCIENCE ET PHILOSOPHIE      

                                                                          -PHILOSOPHIE ET VERITE

 

 

 

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